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Retour sur mes apprentissages à l’issue de ma formation de coaching PECP à l’école Coaching de gestion

Retour sur mes apprentissages à l’issue de ma formation de coaching PECP à l’école Coaching de gestion

Publié le 5 avril 2019

Cette semaine, j’ai reçu par la poste mon certificat ACSTH (Approved Coach Specific Training Hours) de la part de Coaching de gestion. J’ai dès lors décidé de faire un petit bilan sur mes apprentissages de la dernière année. En effet, les 127 heures de formation que j’ai suivies, les lectures que j’ai faites pour le cours ou en complément pour approfondir certaines notions m’ont permis d’évoluer non seulement sur le plan professionnel, mais surtout personnel. Afin de les détailler, voici un retour sur mes apprentissages. Pour ce faire, j’utiliserai l’approche que j’utilise en fin de séance de coaching avec mes coaché(e)s :

 

Avec quoi tu repars ?

À l’issue de cette année « en mode coaching », je repars avec une plus grande maitrise des 11 compétences et outils du coach requis par l’ICF (International Coach Federation, l’organisme qui certifie les coachs professionnels).

Celle-ci se fait sentir plus particulièrement dans ma façon nettement plus habile de poser des questions (ouvertes) de découverte à mes coaché(e)s, mais aussi dans les diverses sphères de ma vie.

Aussi, j’ai appris à ne pas tenir pour acquis ou à interpréter les propos de mon interlocuteur et à les accueillir avec ouverture et bienveillance. En ce sens, j’ai développé la capacité de creuser çà et là afin d’aller au fond des choses et d’aider mes coaché(e)s à travailler sur des objectifs qui ont vraiment une plus-value pour eux/elles. Bien entendu, pour ce faire, je dois avoir recours à mon intuition et c’est avec satisfaction que j’arrive à la suivre beaucoup plus souvent qu’avant. Cela nécessite de la confiance (en soi, envers le coaché/le processus de coaching) et du lâcher-prise et ce fut, ça aussi, tout un apprentissage ! J

Par ailleurs, je sais désormais que je peux mettre certaines de mes forces au profit de mes coaché(e)s : ma bienveillance, mon profond souhait d’aider les autres, mon empathie, mon écoute active, ma présence, ma capacité à suivre le coaché dans l’atteinte de son objectif, mon mode de pensée analytique qui me permet de synthétiser/d’avoir une vue d’ensemble des propos des coaché(e)s, ma douceur que j’utilise pour faire des feedbacks directs, mais avec tact, etc.

Il me reste encore des choses à travailler, c’est sûr, mais « c’est en coachant qu’on devient coach » n’est-ce pas ?

 

Je repars aussi avec un sacré réseau de contacts, de collègues coachs, tous aussi brillants les uns que les autres. Je cultive un profond sentiment de gratitude d’avoir eu la chance de côtoyer les coachs de ma cohorte ! Je les remercie de m’avoir fait grandir et évoluer par leurs feedbacks constructifs, leurs encouragements, leur façon d’être, leur couleur ! Ils m’ont chacun et chacune beaucoup inspirée ! Grâce à eux, j’ai pu sortir de mon cocon tout en acceptant ma couleur et être accueillie pour celle que j’étais. (J’en profite d’ailleurs pour leur souhaiter une bonne continuation dans leur carrière de coach !).

 

Bien entendu, l’apprentissage de ces compétences n’aurait pu être possible sans le professionnalisme et l’expertise de chacun de nos coachs-leaders qui nous ont accompagnés avec patience, soutien. Grâce à eux nous avons pu nous améliorer grâce à leurs feedbacks constructifs, leurs pistes de solution ou de réflexion. Merci à chacun d’eux et surtout à mes coachs-mentors, Claude Bressani et Johanne de Rancourt, pour votre supervision efficace, votre gentillesse et vos conseils adaptés ! Grâce à vous tous, j’ai pu parfaire compétences, posture et attitude coach !

 

Qu’est-ce que tu as appris sur toi ?

Ça va être difficile pour moi ici de résumer tous les « Haha Moments » (prises de consciences) que j’ai eus au cours de la dernière année tellement ceux-ci sont nombreux. Si j’avais à citer quelques-uns des plus marquants ce seraient ceux-ci :

– « Qu’on ne nait pas leader, qu’on le devient » et que je peux, moi aussi, être un leader, une force tranquille (merci Gilles Tétu). Grâce au parcours sur le leadership effectué lors de la formation de Coaching de gestion et à mon coach pour ce module, André Daoud, j’ai refait le point sur mes valeurs et sur ma vision du leadership. En ce sens, je souhaite inciter mes coaché(e)s à passer à l’action, à mettre en place quelque action que ce soit pour se sentir bien avec eux-mêmes, bien dans leur environnement professionnel et familial, à agir en cohérence avec eux-mêmes et leurs valeurs.

– J’ai aussi réalisé que l’anxiété de performance, legs de mon parcours universitaire, avait encore de l’emprise sur moi, mais que je devais m’en débarrasser pour être une bonne cause, car mon souci de performance me coupait de ma présence lors des séances de coaching. Je me suis rendu compte que paradoxalement, la meilleure façon d’accompagner mes coaché(e)s était d’ÊTRE moi-même et de croire en ma valeur de coach. C’est un travail en cours de traitement et je tends petit à petit à intégrer le « I’m enough » depuis notre dernière séance de coaching de groupe (merci, Jacques Bergeron !).

– Par ailleurs, la quantité de matière, de lectures, d’exercices à faire en préparation à chaque cours, les coachings en dyade, etc. m’ont permis d’adoucir mon côté perfectionniste. En effet, j’aurais fini par m’épuiser à force de vouloir tout bien faire parfaitement. Je me suis investie dans mes lectures, mes tâches assidûment au début, car je venais de me découvrir une nouvelle passion. Nouvelle passion qui me consommait, petit à petit, à petit feu, à force de trop vouloir bien faire, trop vouloir tout savoir tout de suite sans me laisser le temps d’intégrer les différentes notions et façons d’être de ma nouvelle posture de coach. C’est quand j’ai fini par ne plus faire que ça de mes fins de semaine et par faire une « indigestion » de livres/articles/vidéos de développement personnel, que j’ai compris que ça ne pouvait plus continuer ainsi. J’ai alors beaucoup réfléchi et j’ai réalisé que ce réflexe de recherche d’infos venait combler un besoin de me rassurer, un manque de confiance et/ou ma tendance perfectionniste. Mais il arrive un moment ou « trop, c’est comme pas assez ! », donc j’ai choisi de me donner le temps de m’améliorer et de digérer petit à petit mes lectures/mes apprentissages. Je me répète aussi souvent que « c’est correct » de ne pas tout savoir, de ne pas avoir toutes les réponses et ainsi, j’accueille de plus en plus le sentiment d’incertitude que me fait vivre certaines situations du quotidien (merci Julie Huppé).

– Enfin, « last but not least », cette année de formation de coaching m’a apporté un autre état d’esprit, une autre façon de voir les difficultés/erreurs/défis du quotidien. Moi qui avais toujours redouté les erreurs et les échecs au point d’être paralysée et de m’abstenir de faire quelque chose de peur de me tromper, j’accueille toute difficulté/défi/erreur comme une opportunité d’en apprendre plus sur moi, ou sur la situation. Plutôt que de culpabiliser ou de m’en mordre les doigts de m’être trompée, j’ai désormais le réflexe de transformer mes réflexions mentales* pour en sortir grandie et atteindre une meilleure connaissance de soi. Je me dis désormais que toute épreuve est une opportunité d’apprentissage et que les émotions que celle-ci aura suscitées en moi pourront certainement être mises au profit de mes coaché(e)s. Et ça, je peux vous dire que ça rend ma vie plus douce, plus sereine au quotidien !

 

Qu’est-ce que tu as appris sur la situation ?

Que ce n’était pas un simple intérêt pour le coaching, mais plutôt une PASSION ! Être coach me permet de rencontrer ma valeur d’épanouissement professionnel. Je me sens dans mon élément quand je coache, ça me redonne de l’énergie et ça me fait un réel plaisir de pouvoir contribuer à l’épanouissement professionnel de mes coaché(e)s et à des prises de conscience. C’est un travail d’équipe tellement gratifiant et enrichissant que je rêve de pouvoir le faire à temps plein. Prochaine étape : continuer de pratiquer pour parfaire mes connaissances, peaufiner ma couleur et posture de coach et aller chercher le 1er palier d’accréditation ACC de l’ICF.

 

 

* Un livre qui m’a beaucoup aidée à ce sujet « Change your Questions, Change your Life » de Marilee G. Adams.

**Ce texte est conforme à la nouvelle orthographe.